Samedi 4 octobre 2008
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Dire qu'il en existe encore qui se croient obligés de manager par la peur, par la coercition, par la pression... pour être efficaces ! Imposer son point de vue et demander aux personnes de
libérer leur potentiel à plein temps est pourtant tout simplement antinomique, incompatible, impossible... (il y a plein de bons bouquins qui expliquent pourquoi... !) Cela mène au
mieux à l'inefficacité, à l'apathie, à la résistance... au pire aux doubles contraintes et au burn out...
Si le manager n'a pas l'humilité de reconnaître tout simplement qu'il aura de meilleures idées s'il profite de la matière grise des autres,... si son ego est handicapant pour lui, s'il a peur de
déroger à son image, alors il ne peut exiger le meilleur des autres...
Tout le monde a droit à l'erreur, à commencer par lui ! Le nier revient à se priver du bénéfice de l'apprentissage et de l'amélioration continue ! Si le chef a raison, alors il peut rester seul :
il n'a pas besoin des autres !
Donc postulat n°1 : le chef a besoin des autres. Il doit le reconnaître et le dire haut et fort !
Ecouter naître l'harmonie de son équipe autour d'un défi, l'apprécier, s'en
nourrir...
Postulat n°2 : les meilleures idées viennent souvent à l'improviste, dans un cadre informel, donc pas sur commande !
Apprendre à faire des détours, accepter d'être surpris, de sortir de ses
habitudes, de faire travailler son cerveau droit ! De se donner du temps... Et de savoir accueillir et célébrer les réussites imprévues autant que les réussites laborieuses !
Postulat n°3 : s'accorder des pauses... Ne pas s'imposer le stress de la compétition en permanence : le sportif de haut niveau passe l'essentiel de son temps en ressourcement, en entraînement, en
debriefing... et très peu de temps en compétition : c'est ainsi qu'il peut donner le meilleur de lui-même et laisser jaillir l'étincelle, la grâce... ! Faisons de même dans l'entreprise :
favorisons trois états de base en boucle, tous trois aussi nécessaires pour avancer :
le rêve, le réalisme et le recul constructif... Autre trilogie en boucle :
préparation / divergence / convergence...
Postulat n°4 : opter pour la participation vraie et la coopération !
Partager questionnements, objectifs et valeurs en les redéfinissant ensemble régulièrement alimente
l'enthousiasme et permet de s'adapter en permanence à l'environnement... Favoriser la concurrence entre les personnes, les barrières, les baronnies... fait qu'on passe à côté de la coopération et
qu'on gaspille le temps, l'énergie, la créativité, la motivation de tous ! Comment peut-on s'imaginer en tirer des bénéfices ? Mystère !
Postulat n°5 : faire confiance à chacun pour définir ses modalités de travail mais faire des points réguliers, aider à comprendre, à ajuster, à optimiser... pour améliorer sans cesse les résultats
qualitatifs, plus que quantitatifs ! Et
faire vivre à l'équipe une aventure passionnante ! Le plaisir de la découverte et de la co-création avant le contrôle des résultats et la
sanction / récompense, définitivement d'un autre temps...